Vendredi 21 décembre
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La position dite soixante-neufest célébrissime. Son principe est simple :
les deux partenaires se placent tête-bêche, la bouche de chacun jouant avec le sexe de l'autre. Rien d'autre qu'une fellation et un cunnilinctus pratiqués en même temps, ou même deux fellations ou deux cunnilinctus simultanés, tout dépendant du sexe
des protagonistes. 


Le 69 peut ainsi être considéré comme un préliminaire ou comme une caresse menant à l'orgasme. Les deux positions privilégiées sont la femme sur l'homme (la fellation demandant
un mouvement de tête, la femme sous l'homme éprouverait de plus grandes difficultés), ou, mieux et plus confortable, les deux partenaires reposant sur le flanc. Cette posture rend aussi
l'exercice plus aisé quand il y a une grande disparité de taille entre les deux partenaires. La femme installée sous l'homme incite souvent à abandonner la fellation pour des variantes
tout aussi agréables : léchage des couilles et du périnée, voire annilinctus. Le 69 "debout", l'homme maintenant la
femme contre lui, exige que la femme soit légère et l'homme très solide et ne se pratique guère que dans certains films X.



Le 69 a longtemps été un symbole de l'érotisme débridé. 69, année érotique... chanté par Serge
Gainsbourg et Jane Birkin en atteste. Sans doute parce qu'il cumule deux pratiques, banalisées aujourd'hui mais souvent considérées comme tabou - voire répulsives pour certains- , le
cunnilinctus et la fellation. En fait, on trouve dans les encyclopédies ou dans les études sur la sexualité relativement peu de choses sur le 69 (le Kâma Sûtra y consacre un court chapitre
et l'appelle Kalika - le "congrès du corbeau"1). Et les commentaires recueillis sur cette pratique sexuelle font apparaître les limites de
celle-ci : en effet, l'avantage du 69 est une intimité complète entre les deux partenaires qui offrent leurs parties génitales à la vue, la main et la bouche de l'autre sans pudeur aucune.
Le plaisir est là, les sensations fort agréables, mais survient assez vite l'inconvénient majeur : quand on se concentre sur le plaisir qu'on veut donner à l'autre, on oublie un peu le
sien. Ou l'inverse : si l'on sent monter un orgasme, la caresse qu'on prodigue passe au deuxième plan. On peut donc conseiller deux choses : soit on fait un 69 comme préliminaire et l'on
arrête la caresse quand l'un des deux sent venir la déconcentration, soit le 69 mène à l'orgasme et l'on doit faire comprendre que la simultanéité sera très difficile à tenir. A un moment,
celui ou celle qui est le plus proche de la jouissance arrêtera de prodiguer sa caresse, qu'il ou elle reprendra après son propre orgasme. 
On dit que le 69 est une pratique sexuelle plus courante chez les gays et les lesbiennes. Ont-ils (ou elles) un meilleur sens du timing ou de l'abnégation? Nous attendons vos témoignages.
1 Appellation incongrue de prime abord mais qui s'explique par le texte de Vâtsyâyâna : (...) La femme et l'homme, comme des corbeaux, se picorent, saisissant avec la bouche leurs sexes et en éprouvent du plaisir. Ils boivent leurs sécrétions dans l'ardeur de leur passion. (...) Extrait du Kâma Sûtra (le vrai !) traduit et présenté par Alain Daniélou (GF Flammarion).








Parlons d'abord de la
position des mains. Soit la femme prend la queue doigts vers les testicules, la hampe étant dans le prolongement de son avant-bras, soit elle empoigne plus classiquement la verge comme on
tient un bâton de ski.

Inutile de dire qu'un
changement de prise est excellent, mais que la manière classique est
plus agréable pour les deux protagonistes. Ensuite, examinons le style de branlette, et en premier la manière douce : la femme exerce une pression légère, juste ce qu'il faut si le sexe est
flaccide. Elle peut avoir des mouvements rapides jusqu'à ce que l'érection soit bonne. 
Non, nous n'oublions pas la cravate de notaire, ou branlette
espagnole – hautement appréciable - mais nous l'avons traitée par ailleurs. 
La "branlette frottée" a ses adeptes : il s'agit de plaquer le sexe
masculin contre le ventre, l'homme étant debout ou allongé sur le dos, et de frotter la hampe ou de la saisir entre les doigts tout en la maintenant contre le corps. Cette technique de
"frottage" est idéale quand la branlette est consécutive ou concomitante à un massage. D'ailleurs, l'usage d'huiles ou de crème est à recommander. La branlette par derrière : une des mains de
la femme passe autour de la taille pour branler, l'autre main s'insinue entre les cuisses de l'homme debout, lui caresse le périnée, les testicules ou revient vers l'anus. Si elle utilise ses
deux mains pour le branler, elle peut lui octroyer en même temps un anilinctus. Cette branlette peut être gratifiée devant un miroir, l'homme et la femme regardant la manœuvre de conserve et
admirant le jaillissement du plaisir.

Et avec les pieds ? Certains hommes adorent. Deux possibilités : la
femme enserre le pénis entre ses deux pieds, l'homme à genoux devant elle, et exécute toute la masturbation ainsi, ce qui peut s'avérer fatigant. 
Ou alors elle effectue une variante de la "branlette frottée",
le ou les pieds massant le sexe maintenu contre le ventre de l'homme. Avantage : la femme peut se branler en même temps… Ce type de branlette peut se faire pieds nus, mais aussi
recouverts de bas (plus élégants que des chaussettes), voire dotés
d'escarpins ou de bottines. Cette technique où le sexe de l'homme est aux pieds de la femme peut révéler une tendance légèrement dominatrice chez celle-ci, ou soumis chez celui-là, si c'est
ce dernier qui a demandé à être branlé de cette façon. 




Notre article
sur 


Les dix doigts peuvent jouer le long de la hampe, monter et descendre, en les serrant
plus ou moins selon l’effet recherché. On peut aussi y ajouter les ongles, avec une pression plus ou moins douce selon que l’homme apprécie – ou non. Sachez que la technique adoptée,
puisqu’il
n’y a pas l’action de la main toute entière et de « piston » destiné à une jouissance
assez rapide, permet une montée lente du plaisir par des caresses digitales agaçantes, voire irritantes : l’homme branlé avec les doigts sent que la femme lui distille sa masturbation. Ainsi
peut-elle agir uniquement avec le pouce et l’index, de bas en haut, avec pression à la base du gland et caresse de celui-ci avec le pouce – lentement, bien sûr… Enfin, si l’homme est allongé
sur le dos, la femme peut des doigts comprimer la hampe contre le ventre de l’homme et jouer avec les doigts, en une sorte de massage par frottement, ou continuer à le masturber à l’aide de
deux doigts. Au moment de l’inévitable jouissance, deux options : soit la femme se saisit du sexe à pleine main et redevient classique, soit elle continue sa caresse avec ses doigts, offrant
ainsi à l’homme une éjaculation à la fois moins accompagnée mais plus exacerbée encore. C’est cette deuxième solution que nous vous proposons d’essayer. Bien des hommes, paraît-il, en
redemandent…


D’après plusieurs sondages (c’est le cas de le dire), le fantasme
numéro un des hommes serait celui de l’infirmière. Une étude parue dans France-Soir (
L’infirmière fantasmée
est une infirmière «à l’ancienne», en tout cas dans son uniforme. Foin de ces pyjamas modernes, verts et amples, qui vous font ressembler la jeune femme en prisonnière nord-américaine : la
blouse blanche échancrée et le petit bonnet sont les éléments vestimentaires de rigueur. Deuxième élément : l’homme se voit plus dans une
chambre individuelle (quand ce n’est pas son domicile) qui s’apparente plus à une clinique
privée, chère, qu’à l’hôpital public. Troisième élément : le physique de l’infirmière correspond aux critères habituels du fantasmeur en question (grosse, mince, ravissante ou non, noire,
asiatique, arabe, ou blanche, âgée ou très jeune…) Ensuite, l’infirmière est vue de manière générale comme étant « directive ». L’homme est à sa merci, parfois nu ou dénudé pour un acte
purement professionnel.
Deux cas de figures, ensuite : soit l’infirmière se contente de faire
son travail, et l’homme regarde ses seins sous sa blouse, tente un geste et se fait rabrouer, soit elle le masturbe ou le suce, par grandeur d’âme, mais avec un certain mépris et sans
fioritures. L’homme est alors objet sexuel entre ses mains – et ses lèvres. 

Mais à l’inverse, l’infirmière peut être au service du patient, et
elle cède à ses avances. C’est un cousinage du fantasme de la prostituée, moins direct dans la mesure où l’infirmière est rétribuée pour ses services médicaux, et que ses prestations incluent,
dans l’imaginaire du fantasmeur, des gestes sexuels. D’où vient ce fantasme ? On dit que les nonnes, dans les siècles précédents, utilisaient quelques prostituées comme « infirmières », pour
les remettre dans le droit chemin. Elles devaient donc sans doute soulager les douleurs et les peines grâce, entre autres, à leur art érotique. Mais l’explication psychologique elle-même tient
en un mot : régression. Le temps où l’homme était un jouet dénudé, talqué, emmailloté et démailloté par sa mère, sa tante, sa nounou ou autre. Les premières caresses ou les premiers contacts
sur son corps étaient dus à des opérations de lavage ou de soins de peau. D’ailleurs, quelques fantasmeurs sur les infirmières lient ce fantasme d’infantilisation à des pratiques carrément
fétichistes : talc, lange, tétine, voire lavements, touchers rectaux ou sondes urétrales. 

trouve beau ou non, et l’image de
sa réalité physique, qu’elle quelle soit, peut déclencher du désir. Envers lui-même, d’abord, puisque ce corps dévoilé (et double) se présente comme s’il était vu par quelqu’un d’autre, qui est
en même temps soi et un étranger imaginaire.

De là, un homme ou une femme peuvent se masturber, déclenchant jusqu’à l’orgasme un
plaisir
voyeuriste et exhibitionniste bien plus que narcissique. Les cas sont nombreux de personnes
n’aimant plus se masturber que devant leur reflet ; une masturbation sans miroir permet de voir son corps pendant la caresse, pas son visage. Or, le visage détaillé dans le miroir est l’élément
supplémentaire indispensable : on se regarde jouir, parfois les yeux dans les yeux.
Faire l’amour avec son ou sa partenaire devant une glace procède de la même envie : celle du
voyeurisme et de l’exhibitionnisme. Dans le fond, on regarde un film – qui ne laissera aucune trace - dont on est à la fois spectateur et acteur. Souvent l’imagination fait s’introduire un ou
plusieurs spectateurs fictifs. Le spectacle recherche (ou procure) des sentiments différents : du côté du narcissisme à deux, une sorte de fierté et de joie à s’observer. 

D’un côté plus « pervers », le goût de se voir dans des positions obscènes. D’une manière
générale, ce ne sont pas tant les poses et les jeux sexuels qui comptent, ce sont les jeux de regards. Certaines personnes aiment avant tout contempler leur partenaire, d’autres elles-mêmes,
d’autres enfin passent de l’un à l’autre. Enfin, on peut se regarder mutuellement dans les yeux par le biais du miroir, et jouir ainsi. Souvent mais pas toujours, les mots accompagnent les
images. On peut préférer le cinéma parlant au cinéma muet.
