1. CUNNILINGUS : UN BAISER ENCORE MYSTÉRIEUX
Depuis quand pratique t-on le cunnilingus ?
Certainement depuis la nuit des temps ! Mais contrairement à la fellation, il n’existe pas de
représentation de cette pratique. Certainement parce que la scène est graphiquement compliquée à dessiner ou à sculpter. En revanche, des tableaux ou des œuvres littéraires témoignent de
l’adoration des hommes envers le sexe féminin à toutes les époques. Officiellement, ce baiser est resté longtemps tabou. Chez les Romains qui considèrent la femme comme un être inférieur,
c’était devenir esclave de son plaisir.Pire cela impliquait de salir l’organe sacrée par excellence : la bouche, siège de la parole. Plus tard,
l’Occident chrétien a désigné cette pratique comme un péché. Derrière ses positions, une même motivation inconsciente : garder le pouvoir sur les femmes, ces créatures qui donnent la vie et
enivrent les hommes jusqu’à perturber leur destin ou les affaiblir en tant de guerre ! Officieusement, les hommes cèdent à leurs pulsions et s’adonnent à cette pratique dans la culpabilité.
Il faut attendre les années 70 pour que le tabou explose. Le cuni devient un acte d’amour partagé.
Tous les hommes savent-ils le pratiquer ?
Je pense que c’est un acte naturel que chaque homme peut expérimenter sans avoir à apprendre. Un baiser qui vient spontanément à l’esprit d’un homme en adoration devant sa partenaire et
curieux du corps de la femme. La langue s’avère plus experte que les doigts. Et la bouche un organe fait pour rencontrer la vulve tant ils partagent de similitudes : chaleur, fragilité,
douceur, extrême sensibilité… Mais il est vrai que l’absence de représentation dans le cinéma érotique et pornographique (très rarement à la gloire de la femme et destinés
à son bon plaisir…) rendent le cuni assez mystérieux. Il requiert aussi de connaître un minimum l’anatomie féminine. Sans compter la tendresse et la délicatesse nécessaires qui
n’appartiennent pas à tout le monde… Et pourtant, le cuni reste la "reine des caresses", pour certaines femmes, la seule qui permet d’atteindre l’orgasme!
2. CUNNILINGUS : MAÎTRISER LE BAISER
Comment expliquer les réticences de certaines femmes et de certains hommes ?
Côté féminin, il existe plusieurs causes. La mauvaise
expérience (gestes brusques, rupture de rythme, manque de subtilité) peut refroidir certaines partenaires. La pudeur, voire la honte de son propre sexe limite aussi les possibilités. La
vulve serait un lieu malodorant à cause des urines, impur à cause des règles, hirsute à cause des poils, laid de surcroît (combien d’artistes en ont gommé l’apparence sur leurs œuvres ?!) !
Et c’est justement tout ce discours avilissant (tenu depuis des siècles de machisme) qui peut aussi provoquer un blocage chez certains hommes.
Quels sont vos 5 conseils pour maîtriser l’art du cunnilingus ?
1/ S’approcher du sexe féminin avec un respect quasi-religieux. La femme ne s’ouvrira que si elle se sent adorée, admirée comme un objet précieux. « Tu es belle, tu sens bon » sont des mots
à susurrer sans retenue.
2/ User d’une infime délicatesse car la zone hypersensible ne saurait supporter une langue trop vigoureuse ou une barbe piquante... Soyez gourmands, pas voraces !
3/ Prendre son temps. Le cunni doit au moins durer un quart d’heure et le rythme ne doit pas être rompu. Pour éviter d’avoir mal au cou, les hommes ont intérêt à adopter une position confortable dès le départ. Tête bêche, allongé sur le ventre et parallèle à leur partenaire allongée sur le dos, semble le plus simple. A noter : il ne s’agit pas du fameux 69 qui lui, empêche chaque partenaire de se concentrer sur le plaisir de l’autre…
4/ Étendre le baiser à toute la vulve. Les hommes ne doivent pas se limiter au clitoris mais explorer toute la géographie des lieux… Les points culminants, l’entrée du vagin mais aussi le mont de Vénus et l’intérieur des cuisses. Tout est bon à lécher, sucer, embrasser, titiller de la pointe de la langue…
5/ Choisir le bon moment. Le cunni se propose après diverses caresses de la racine des cheveux aux doigts de pieds en passant par les seins. Pour profiter du baiser et atteindre la jouissance, la zone doit être humide et gonflée, prête à s’offrir.
En savoir plus : L'art de la fellation, l'art du cunnilingus, Gérard Leleu, éd. Leduc.s

Cependant, si
la selle est a priori destinée à l'équidé, de même que la cravache –sauf détournement -, ce n'est pas une jument qui va se parer de ce magnifique collier fouet. Imaginer que la soumise d'un
riche maître arbore une telle parure pour afficher avec splendeur son asservissement n'est pas fait pour nous choquer. De même, on peut penser qu'une dominatrice fortunée puisse rêver de
s'exhiber avec un tel emblème autour du cou. Qui d'autre ? Une écuyère en chef du Cadre noir de Saumur, on en doute.


voire ignorés. Normal
qu’elles se plaignent : ils sont nécessaires à leur plaisir ! Les hommes seraient donc bien inspirés de ne pas négliger cette étape. Ils seraient tout aussi inspirés de laisser leur partenaire
leur prodiguer des caresses. Vous savez, ces caresses qui délaissent à dessein le sexe pour mieux le réveiller, ces caresses que d'aucuns considèrent comme une perte de temps…
Quoi de plus "narcissisant" qu'une main qui s'attarde -marque de désir-,
là où on ne l'attend pas. Cette attention éveille la sensualité des zones les plus anodines. Le corps entier, de l'homme (et oui !) comme de la femme, se révèle érogène. Et c'est
ainsi
que la jouissance est grande.
rituel réducteur de sommeil, on ne le fera plus jamais! Erreur : la
détente musculaire, la sensation de bien-être, vous donneront un regain d'énergie. Une libido sommeillante ne demandant qu'à être ranimée, vous dormirez moins. Et alors ? Vous dormirez
mieux.

rémunérée par un établissement, nul n’a le droit de la toucher elle-même, voire de lui
parler. Si le repas est privé, tout dépend de la nature de la soirée et des désirs des participants…


Parfois même, dans des restaurants, un film de plastique est posé entre les aliments et la
peau. Dans le cas de repas de sushis, ceux-ci devant être consommés très frais, la personne allongée se rafraîchit au préalable en se
douchant ou s’aspergeant d’eau froide. Le milliardaire sud africain Kenny Kunene avait
fait une soirée de lancement d’une boîte de nuit en organisant un grand « body sushi », ce qui avait fait scandale. De nombreuses soirées privées échangistes ou sadomasochistes pratiquent aussi
bien le Nyotaimori ou le Nantaimori (spécialement homosexuel)– même si nous sortons ici du rituel japonais : en effet, la femme ou l’homme allongé sont ficelés ou entravés, et tout type de
nourriture peut être placé sur leur corps. Quant aux contacts sexuels, ils ne sont plus interdits, mais recommandés. Et la boisson, nous direz-vous ? Elle n’est pas oubliée : le Wakamesake est
une technique d’une simplicité enfantine qui permet de boire sur quelqu’un. La personne allongée serre les jambes, et l’on verse champagne, saké, ou ce que l’on voudra, entre ses jambes. On
peut lécher, aspirer, laper, ou boire avec une paille. Pour le petit dernier avant la route, le nombril suffit parfois. Bon appétit, ou… bons jeux !
